Questions

Cela fait longtemps que je n’ai plus écrit, j’ai quelques brouillons non publiés, j’ai pris des nouvelles de temps en temps et surtout aujourd’hui, j’ai fait un petit tour sur la blogosphère et constaté avec joie qu’il y avait eu plein de naissances, et d’autres à venir tout soudain. Je  sais aussi que d’autres attendent toujours et j’espère de tout coeur que, bientôt, ce sera leur tour. Ce petit tour m’a donné envie de partager à nouveau quelques pensées, dont certaines pour une fois à nouveau dans la lignée PMA, d’autres tout simplement pour dire où nous en sommes, pour celles (et ceux ?) qui viennent encore par ici, que voici :

Fin juin 2014, 6 semaines après avoir complètement arrêté l’allaitement, j’ai eu mon retour de couches. Jusqu’à fin août, tout va bien, cycles réguliers à nouveau, autour des 26-28 jours. Et là, depuis fin août, saignements toutes les 2 semaines. Parfois un peu, parfois comme des règles, bref, je ne sais plus du tout où j’en suis. J’ai eu un contrôle chez mon gynécologue, qui ne constate rien d’anormal. La cause la plus probable est mon âge et très probablement les années précédant la ménopause, avec des cycles qui se raccourcissent. Il m’a recommandé un stérilet, qui diffuse de la progésterone en continu et qui résout le problème des saignements erratiques dans la plupart des cas. Je ne sais même pas si j’ovule encore ou pas, sûrement pas régulièrement. J’avoue que c’est un sentiment étrange de passer plus ou moins directement de la grossesse à la préménopause (même si celle-ci peut durer des années). Nous avons beaucoup réfléchi et réfléchissons toujours à un 2ème bébé. La nature pour le moment n’a pas été dans ce sens et il faut avouer que nous n’avons pas été super actifs pour l’y aider, les saignements irréguliers n’aidant pas vraiment non plus. Je ne prends aucune contraception et n’ai pas l’intention d’en reprendre, avec l’espoir que peut-être… J’ai refait des tests de grossesse, mais sans y croire vraiment, presque un peu pour « faire comme si », en sachant bien que les chances étaient pour ainsi dire nulles. Nous sommes heureux tous les trois, tout va bien, un bel équilibre s’est installé, je suis très satisfaite de travailler à 60%, moi qui n’était pas sûre du tout de le vouloir. J’aime d’autant plus mes journées avec mini-myrtilles et je peux dire avec certitude que je ne serais pas faite pour rester au foyer. J’ai beaucoup de respect et d’admiration d’ailleurs pour celles (et ceux ?) qui le font, car même si j’ai un travail très prenant, c’est du gâteau à côté de la  vie de maman (alias chef d’entreprise !). Tout cela pour dire que je me sens un peu entre deux eaux, pas prête à faire complètement le deuil d’une nouvelle grossesse et surtout d’un petit frère ou d’une petite soeur pour mini-myrtilles (donc pas prête au stérilet) et en même temps,  je vois bien que mon corps ne collabore plus vraiment, que le temps passe. J’envie les femmes enceintes, mais ne suis prête à aucun traitement. Bref, je crois au miracle. Miracle qui m’enlèverait la responsabilité du choix.  J’avoue aussi que j’ai envie que mon corps « décide » quelque part s’il peut supporter une nouvelle grossesse ou pas, car une 2ème grossesse comme la première me fait très peur.

Ca n’a rien à voir et en même temps, un peu quand même, mais j’ai perdu en l’espace de 3 mois mes deux grands-parents qui me restaient encore, à l’âge très respectable de 101 et 100 ans. Pour mon grand-père, parti le premier, je suis allée à la cérémonie, mais pour ma grand-mère, nous sommes allés près de chez nous dans une église allumer une bougie pour être en pensée avec ceux de notre famille qui ont pu faire le déplacement (car mes grands-parents vivaient à l’étranger).

Lors de ces deux moments de prise de congé, j’ai eu, je ne sais d’où, un flash qu’il fallait que nous essayions d’avoir un deuxième enfant. Je ne suis pas spécialement croyante ou pratiquante (et je n’entends personne qui me parle…), mais à ce moment-là, c’était un peu comme une évidence et une porte qui s’ouvrait parmi toutes mes interrogations et questionnements (la maternité n’a rien changé à ce niveau-là!).

Et alors… nous avons voulu reprendre rendez-vous avec la Dresse Optimiste, mais elle n’était plus là. Premier moment de déception passé, on m’a renvoyé à sa remplaçante, la Dresse….Choux (elle ne s’appelle pas Choux, mais c’est la traduction de son nom dans ma langue maternelle). Les garçons naissent dans les choux, n’est-ce pas ?ça m’a bien fait sourire.

Nous l’avons vue il y a quelques jours, pour faire le point, sachant que nous ne voulons pas de FIV. On verra donc quelles sont nos possibilités pour monitorage de l’ovulation et pour IAC éventuellement, sachant qu’on se donne  jusqu’à la fin de l’année. Et que l’assurance refusera probablement de payer, vu que j’ai plus de 40 ans.

De toute façon, je pense qu’il faut surtout tomber sur un (sans doute très rare) ovocyte de bonne qualité,  donc à 41 ans, les chances de grossesse sont faibles, soyons réalistes. Et encore faut-il que ça tienne.

Mais je ne me sens pas de ne pas essayer, alors…

Publicités
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Il y a un an…

Il y a un an, tu n’étais pas encore là, mais tu te manifestais déjà. Etais-tu pressée de nous rencontrer ? étais-tu trop à l’étroit ? Savais-tu déjà qu’il y avait plein de choses à découvrir hors du cocon dans lequel tu te trouvais ?
Aujourd’hui, à quelques jours de fêter ta première année, quelques petites nouvelles et pensées…

Ce matin, je t’ai trouvée assise dans ton lit : comme tu étais fière ! Comme à chaque fois que tu te redresses debout, encore avec un peu d’aide, mais de plus en plus en confiance. Tu regardes le monde autour de toi avec un grand sourire de tes 6 dents (sourire qui te quitte rarement) et l’air de dire « attention, j’arrive ! ».

Haute comme trois pommes, c’est une expression qui te va si bien. Tu es si petite encore (à peine 70cm pour 7,2kg – mini tu restes – c’est dire s’il faut se baisser pour te tenir quand tu veux tenter des pas, même si nous ne sommes pas bien grands non plus!). Et pourtant ton territoire s’agrandit de jour en jour, ta volonté s’affirme (surtout au moment des repas…). Tu adores les histoires qu’on te lit, les bisous dans le cou, ton doudou, ton lit, le chat, manger avec nous, la musique, les comptines, les autres enfants. Malgré un été pluvieux, le soleil était là tous les jours, car tu rayonnes.

Je suis contente d’avoir bien profité des moments câlins lorsque je te portais en écharpe ou que je t’allaitais, car maintenant, à peine ton biberon avalé, vite, tu veux jouer, explorer, encore et encore. Ce sont de nouvelles émotions qui viennent avec le fait de te voir grandir : fierté, bien sûr, et déjà aussi les prémices de la certitude qu’avec ta prise d’autonomie, tu vas aller de plus en plus loin (de nous !), et que nous devrons gérer les probables craintes et moments de nostalgie qui accompagneront ces étapes. En même temps, cela signifie aussi d’autres occasions de partage, des jeux, des découvertes, à travers tes yeux émerveillés et confiants d’enfant.

Il n’y a pas un soir où ma dernière pensée avant de dormir ne va pas vers toi, ton sourire, ton odeur de bébé, tes expressions.
Je veux te dire MERCI, mon coeur, d’avoir choisi de venir chez nous, et pour tout le bonheur et toutes les occasions de grandir encore que tu m’apportes.
Je t’aime.

Publié dans nouvelles de mini | Tagué , | 2 commentaires

Je ne pensais pas…

– Je ne pensais pas que je mettrais autant de temps à retrouver le sentiment que mon cerveau fonctionne normalement. Pendant des mois, entre la fin de ma grossesse et après l’accouchement, j’ai eu l’impression d’être dans une sorte de brouillard, où, bien malgré moi, je n’étais capable de me concentrer que sur tout ce qui avait trait à ma fille, aux enfants en général, aux mamans, à la parentalité, etc. Les nouvelles du monde, les discussions sur d’autres sujets, j’avais une peine folle à focaliser mon attention dessus. Ce n’était pas faute de le vouloir, c’est juste que je n’y arrivais pas. Et à la longue, j’avais l’impression d’être devenue bête et ennuyeuse, à parler de tétées, de dents, de portage. Et d’être devenue comme ces mamans que je ne comprenais pas – avant -, qui parlaient de leurs enfants à longueur de journée. J’ai plusieurs amies qui n’ont pas d’enfant, soit parce qu’elle n’ont pas voulu, soit parce que la vie en a décidé autrement, soit parce que ce n’est pas encore le moment pour elles, et j’ai à coeur de garder nos discussions de filles. Mais ce n’est pas facile. De ce point de vue, je suis contente d’avoir repris le travail, d’avoir des choses à raconter qui ne concernent pas ma vie de maman, et pourtant, tout m’y ramène sans arrêt. Le fait que je doive partir à 17h30 pile pour aller chercher ma mini, le fait qu’à midi, je n’ai pas le temps de faire de longue pause car sinon, je n’arrive pas à faire mes heures réglementaires, le fait que si je prends malgré tout un moment pour sortir à midi, c’est pour aller acheter du lait en poudre ou une nouvelle tétine pour le biberon, ou un stock de pampers…Ce n’est pas que ça me pèse, c’est juste qu’à tout moment, cette nouvelle identité de maman fait maintenant partie de moi, et que je dois encore l’intégrer, apprendre à véritablement me retrouver moi-même, comme femme, avec mes intérêts, mes envies, mon couple, mes amis, tout en étant en même temps maman. Ce n’est pas si simple et c’est tout un défi. Je me sens vite coupable ou égoïste, si je veux prendre un peu de temps pour moi, même si je sais bien que cela fait partie d’un équilibre. Dans le même ordre d’idée, je trouve important de garder des moments pour le couple, d’aller au restaurant, faire une balade, sans la mini, et en essayant de ne pas parler (que) d’elle.

– Je ne pensais pas non plus que j’aurais autant de peine à faire confiance à ma petite et à lâcher-prise sur certaines choses. En même temps, ce n’est pas comme si le lâcher-prise et la confiance étaient tout naturels pour moi, donc ce n’est guère surprenant. Notre thème récurrent, avec la pédiatre, c’est le poids de mini. A 6 mois, elle pesait 5,920 kg, à 7.5 mois, 6,050kg… Il y a eu une gastro-entérite et 2 dents entre deux, mais le poids stagne un peu quand même et elle est sortie de sa courbe. Malgré tout, elle est potelée, et ne semble pas maigrichonne, ce qui fait que personne ne s’alarme. Toutefois, moi, cela me prend aux tripes. Quand je vais chez la pédiatre, j’ai l’impression d’aller à un examen (ce qui ne tient pas à la pédiatre du tout, très gentille et pas du tout culpabilisante) et donc uniquement à moi. Je guette avec anxiété le poids qui s’affiche sur la balance. Probablement que c’est une petite mangeuse, peut-être que mon lait n’était plus assez nourrissant, peut-être qu’elle suce tout simplement son pouce en attendant le prochain repas plutôt que de réclamer si elle a faim, le principal est qu’elle est vive, curieuse et magnifique, évidemment…Moi aussi, si l’on regarde mon BMI, je suis plutôt dans la catégorie « sous-alimentée » et pourtant je suis en bonne santé. Alors pourquoi est-ce que je n’arrive pas à juste laisser tomber lorsqu’elle ne veut plus ou pas manger ? Est-ce que moi, quelqu’un essaie de m’enfiler une cuillère dans la bouche quand je n’ai plus faim sous prétexte que je ne suis pas très épaisse ??? Je pense qu’au fond, il y a cette inquiétude, toujours prête à refaire surface, que quelque chose n’aille pas et, encore plus loin, plus au fond, mais bien là quand même, l’angoisse qu’elle ait quelque chose de grave et qu’on me la reprenne. Et cette angoisse-là, il va falloir apprendre à vivre avec.

Un jour, bien avant de penser à avoir des enfants, j’avais noté cette phrase : « être parent, c’est accepter que notre coeur se trouve hors de notre corps pour toujours ».

(édit de 3 semaines plus tard – car j’écris souvent en plusieurs étapes : mini a pris 400 g en 1 mois, on frôle les 6.5kg…).

 

 

 

Publié dans les peurs, Uncategorized | Tagué , | 2 commentaires

7 mois

Quelques nouvelles : 

D’abord les petites frayeurs : mini-myrtille nous a attrapé une jolie gastro et vu les gargouillis dans mon ventre, je suppose qu’elle l’a généreusement partagée, mais on ne lui en voudra pas ! Nous sommes partis en week-end, tout s’est très bien passé, avec 3 dodos dans des lieux à chaque fois différents, sans aucun problème. Par contre, le soir de notre retour à la maison, réveil à 22h avec des vomissements et comme ça continuait, nous avons préféré aller à l’hôpital (il nous manquait, celui-là!) et ils nous ont gardé 48h. Les analyses ont révélé l’identité du fauteur de troubles et la phase aiguë n’aura duré que 36h, avec une mini-myrtille qui est restée souriante et gazouillante tout le long, ce qui nous a bien rassurés. Toutefois, nous avons pu constater qu’il y a eu stagnation du poids depuis ses 6 mois, soit aussi depuis l’introduction de la diversification alimentaire. C’est une petite mangeuse,visiblement, et pour le moment, vu son état général et ses courbes (poids, taille et périmètre crânien), personne ne semble inquiet, mais on va surveiller. Apparemment, la stagnation du poids est un phénomène connu lors de la diversification, mais il faudra être sûrs qu’il n’y a rien d’autre, donc contrôle de la prise de poids à faire régulièrement. 

L’allaitement : je me suis fixé fin mai pour arrêter l’allaitement. J’avais bien diminué, je ne tirais plus le lait à la maison, juste une fois à midi au travail, pour arriver à 3 tétées par jour (sur 4 repas, le 4ème étant du stock de mon congélateur). A midi et à 4 heures, elle a aussi purée ou compote+céréales. Je parle au passé, car avec la gastro, pour qu’elle reste bien hydratée et qu’elle prenne quelques calories quand même, je l’ai allaitée à nouveau plus souvent. Cela a sans doute relancé la machine, mais c’était le plus simple et peut-être aussi ma conviction que c’était le meilleur médicament. Et comme déjà dit, cela ne me coûte pas, même si je me réjouis aussi de retrouver une certaine liberté. 

Le travail : bof…d’autres questions ? Difficile, le retour au travail. Pas mal de questions à ce niveau-là. Je pense que j’ai besoin de travailler, d’avoir une activité en dehors de mon rôle de maman, mais je ne suis pas sûre que ce soit ce travail-là qu’il me faut actuellement. Je travaille avec des jeunes qui ont de gros problèmes de santé et autant auparavant je pouvais sans problème prendre du recul  et ne pas me laisser trop toucher émotionnellement par des situations difficiles, autant aujourd’hui je constate que cela réveille des peurs chez moi, et que je suis parfois prise dans mes propres craintes de maman. Bon, j’en suis consciente, c’est déjà ça, mais cela me pèse un peu. Je vais me laisser un peu de temps et voir si cela s’atténue avec le temps. 

Voilà pour le moment, c’est sûrement écrit un peu à la va-vite, mais au moins cela fait quelques nouvelles pour celles qui viennent encore un peu par ici (et cela me fait toujours plaisir). 

Publié dans Uncategorized | 3 commentaires

5 mois

Eh oui, ça va vite, très vite. Tu n’es plus un petit bébé et déjà, je prends conscience de plus en plus que la période où j’étais « tout » pour toi est derrière. On nous l’avait dit, nous ne savions pas vraiment pourquoi on nous disait de profiter, et maintenant nous avons compris. Tu grandis, tu t’intéresses à tout, aux sons, aux couleurs, aux textures (aux carottes pas tellement encore, par contre!). 

Il me reste quelques jours avant de reprendre le travail et j’ai égoïstement envie de te garder tout à moi, de profiter au maximum de ce temps si particulier. Mais je suis heureuse que tu sois curieuse de tout, et de tout le monde. Rien n’est plus vrai que le fait que notre rôle de parents, c’est de t’enseigner avec amour à prendre ton indépendance, c’est  d’être le port d’attache vers lequel tu pourras en tout temps revenir, mais pour repartir ensuite. C’est vrai depuis le premier jour. C’est merveilleux et plein de nostalgie à la fois.

J’ai compris aussi pourquoi j’attachais autant d’importance à l’allaitement : en fait, c’est ma revanche sur ma grossesse. C’est quelque chose qui se passe bien, je peux être fière de t’apporter ce dont tu as besoin par mon lait, alors que j’ai douté toute ma grossesse du fait que mon ventre soit un endroit où tu puisses te sentir en sécurité. Sans parler du fait que les tétées sont maintenant des moments d’échange, où tu veux discuter, rire, toucher mon visage, regarder autour de toi et moi, j’adore ! 

Je t’entends te réveiller de ta sieste, tu commences la discussion avec ton mobile, des oiseaux au-dessus de ton lit. J’arrive, ma puce! 

Publié dans Uncategorized | 3 commentaires

S’il n’y avait pas la grossesse….

… je n’hésiterais pas une seconde à essayer d’avoir un 2ème bébé. Dans un monde parfait où je n’aurais pas 40 ans (oui, depuis quelques jours, le cap est franchi!), et surtout, sans mes antécédents. Même si, quand on y pense, malgré 3 fausses-couches, nous restons avec la naissance de mini-myrtilles dans ces fameuses deux années que l’on « accorde » généreusement aux couples avant d’investiguer. Nous nous considérons comme extrêmement chanceux de ne pas avoir dû passer par des traitements lourds physiquement et psychologiquement. Mais trois fausses-couches, trois pertes, ça laisse des traces aussi, tout comme une grossesse compliquée. Les petites voix optimistes (et mon gynécologue) me disent que la preuve est là et que ça peut marcher. D’autres m’incitent à la prudence, voire même à ne pas tenter le diable (du genre, tu as eu de la chance que tout se passe bien, ne pousse pas le bouchon…).

Je n’ai pas repris de contraception pour le moment, et je n’ai pas encore eu mon retour de couches. Je suppose que ça va arriver avec la diminution du nombre de tétées quand je recommencerai à travailler. J’avoue que je suis contente de ne pas savoir où j’en suis dans mon cycle, j’ai pris tellement l’habitude de repérer l’ovulation, de compter les jours, que je pense que je pourrais assez facilement retomber là-dedans. Retrouver un peu de spontanéité fait du bien, beaucoup de bien.

Cependant, nous avons tous les deux des frères et soeurs, et le désir que mini-myrtilles puisse elle-aussi connaître cela. Donc, ce qui est évident, c’est que nous ne pouvons pas attendre trop longtemps. A 40 ans, je ne me considère pas comme une maman âgée. Je ne sais pas quelles sont les réflexions d’une femme de 30 ans qui devient maman, mais en ce qui me concerne, je me prends malgré tout à espérer que nous serons encore en forme et en bonne santé quand elle sera plus grande, pour pouvoir faire plein d’activités, de voyages, avec elle. Si j’avais quelques années de moins, peut-être que cela me semblerait une évidence.

Physiquement et psychologiquement, je vais bien, j’ai toujours un fond de fatigue sans doute dû à l’allaitement à ce qu’on m’a dit, mais rien de dramatique et largement compensé par le bonheur et la détente qu’apportent les tétées. Aujourd’hui, je profite pleinement de mon congé, des moments avec ma fille et le temps passe beaucoup trop vite. Je pense avec regret à la reprise du travail qui s’approche à grands pas, au fait que je vais devoir la laisser 3 jours par semaine, 3 jours ENTIERS, moi qui ne l’ai jamais laissée plus de 5 heures. La séparation sera difficile, très difficile, sans doute davantage pour moi que pour elle, car je vois bien qu’elle apprécie lorsqu’il y a d’autres enfants. C’est ce qui me console, d’ailleurs, de me dire que ce sera positif pour elle. Mais pour le moment, quand je pense au fait de la laisser à la maman de jour, c’est un peu comme si je devais sortir mon coeur de ma poitrine…

ET pour revenir à la question de départ.. je ne sais pas comment ce serait avec un deuxième bébé. Est-ce que je veux prendre le risque d’une deuxième grossesse alitée? est-ce que je veux repasser par les mêmes angoisses, de compter les semaines, de traquer les symptômes, les tiraillements ? Bien sûr, quand je la regarde, c’est oublié et fondamentalement, si je n’écoutais pas mes peurs, je recommencerais demain (enfin, toujours dans le monde parfait où ça marcherait… !).

Publié dans les peurs | Tagué , , , | 6 commentaires

Méli-Mélo

Je vous souhaite d’abord, avec un peu de retard, mais il paraît qu’en janvier on peut jusqu’au 31… je vous souhaite donc à toutes (et tous, sait-on jamais), une belle et heureuse nouvelle année, qu’elle soit douce et lumineuse.

J’avais dit que je reviendrais sur l’écharpe de portage et comme justement mini-myrtilles fait sa sieste (même plus besoin de l’écharpe !), me permettant d’écrire, je me suis dit que c’était le bon moment.

Alors l’écharpe, je dirais que c’est la chose indispensable à avoir. Je crois qu’il n’y a jamais eu de pleurs que l’écharpe n’a pas pu calmer. Elle était très chicanée les 2 premiers mois par des maux de ventre et probablement que l’écharpe lui permettait d’avoir un massage constant du ventre. Peu à peu, elle la reconnaissait et il suffisait désormais que je me mette devant elle pour me préparer pour qu’elle sourie et m’indique que oui, c’est bien ça qu’elle aimerait.

Notre sage-femme nous a montré un noeud tout simple, et on prend vite le coup. Au début, tous ces mètres de tissus peuvent sembler impossibles à maîtriser, mais en fait, on apprend rapidement. Je trouve que c’est plus agréable qu’un porte-bébé et de toute façon, elle était trop petite pour cette alternative. Peut-être qu’avec le poids qui augmente, le porte-bébé, plus rigide, sera ensuite plus confortable pour le dos (celui des parents, donc).

Au début, l’écharpe permet aussi de garder les mains libres et de pouvoir quand même faire ce qu’on a à faire, surtout si l’on a un bébé qui a besoin d’être beaucoup porté. Bien sûr, les immanquables commentaires tels que « mais vous allez l’habituer », « il faut la laisser pleurer un peu dans son lit », « elle va vous faire des caprices »…, nous y avons eu droit. Mais nous avons laissé dire et aujourd’hui, notre puce fait des nuits de 20h à 8h du matin (je la nourris vers 18h30, la couche vers 19h45-20h, puis je la nourris encore une fois vers 21h30-22h, mais je ne suis même pas sûre qu’elle se réveille vraiment à ce moment-là). Elle se couche sans aucun problème le soir, parfois quelques pleurs, mais elle connaît et reconnaît probablement le rituel du coucher : tout simple, une petite musique alors qu’elle est encore dans les bras, on regarde son mobile au-dessus du lit, je lui chuchote des mots doux à l’oreille (ou son papa ses mots à lui), on la couche, on l’embrasse encore une fois et voilà. Parfois, si elle pleure un peu, je garde sa main dans la mienne quelques instants, je lui parle tout doucement, et en principe elle se calme.

Mon seul « souci », par rapport à l’écharpe, c’était de gentiment habituer ma petite à réussir à faire la sieste couchée, car dans quelques semaines, elle sera gardée par une maman de jour 3 jours par semaine, et je serai plus rassurée de la laisser si je sais qu’elle peut faire la sieste sans trop de difficultés autrement qu’en étant portée. Idem pour le biberon, nous essayons maintenant de lui donner au moins une fois par semaine un biberon de lait maternel, pour qu’elle s’y habitue. Pour le moment, elle prend un peu de lait de cette façon, et les quantités augmentent gentiment. En tout cas, cela me permet d’avoir de temps en temps une plus longue plage de temps à disposition et même si cela m’est toujours difficile de la laisser à une autre personne(à part son papa), il faut moi-aussi que je m’y fasse petit à petit.

Moi qui ai toujours clamé haut et fort que jamais je ne pourrais m’arrêter de travailler, qu’il m’était important de garder aussi une activité professionnelle, eh bien plus les semaines passent et le retour au travail s’approche, plus ces certitudes s’affaiblissent ! Je ne sais pas pour qui les premiers jours avec la maman de jour seront les plus durs, mais je sais que je vais verser ma petite larme en la quittant. Je me demande aussi comment se passera l’alimentation à ce moment-là : actuellement, il y a environ entre 5 et 6 tétées la journées. A moins qu’elle puisse déjà commencer un peu les solides, comme elle aura passé 5 mois, j’aimerais continuer l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois (moi qui n’étais pas certaine de vouloir allaiter…), mais je ne sais pas si et comment ce sera possible. J’ai déjà un petit stock de lait congelé, mais je dois contacter la sage-femme à la fin du mois pour préparer la suite (soit le retour à la mine au travail, donc).

Et sinon,  elle sourit beaucoup, elle discute tout le temps, elle commence à bien tenir la tête, à s’asseoir si on lui tient les bras. Elle tend la main vers les objets. Elle regarde tout attentivement. Elle aime quand je la regarde ou lui tient la main pendant les tétées. Parfois si je ne le fais pas, elle s’arrête de manger et me regarde l’air malicieux, comme pour dire « eh, maintenant c’est avec moi que cela se passe, tu regarderas ton téléphone plus tard ! ». Et elle a bien raison !

Elle est belle. Je l’aime.

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires