Questions

Cela fait longtemps que je n’ai plus écrit, j’ai quelques brouillons non publiés, j’ai pris des nouvelles de temps en temps et surtout aujourd’hui, j’ai fait un petit tour sur la blogosphère et constaté avec joie qu’il y avait eu plein de naissances, et d’autres à venir tout soudain. Je  sais aussi que d’autres attendent toujours et j’espère de tout coeur que, bientôt, ce sera leur tour. Ce petit tour m’a donné envie de partager à nouveau quelques pensées, dont certaines pour une fois à nouveau dans la lignée PMA, d’autres tout simplement pour dire où nous en sommes, pour celles (et ceux ?) qui viennent encore par ici, que voici :

Fin juin 2014, 6 semaines après avoir complètement arrêté l’allaitement, j’ai eu mon retour de couches. Jusqu’à fin août, tout va bien, cycles réguliers à nouveau, autour des 26-28 jours. Et là, depuis fin août, saignements toutes les 2 semaines. Parfois un peu, parfois comme des règles, bref, je ne sais plus du tout où j’en suis. J’ai eu un contrôle chez mon gynécologue, qui ne constate rien d’anormal. La cause la plus probable est mon âge et très probablement les années précédant la ménopause, avec des cycles qui se raccourcissent. Il m’a recommandé un stérilet, qui diffuse de la progésterone en continu et qui résout le problème des saignements erratiques dans la plupart des cas. Je ne sais même pas si j’ovule encore ou pas, sûrement pas régulièrement. J’avoue que c’est un sentiment étrange de passer plus ou moins directement de la grossesse à la préménopause (même si celle-ci peut durer des années). Nous avons beaucoup réfléchi et réfléchissons toujours à un 2ème bébé. La nature pour le moment n’a pas été dans ce sens et il faut avouer que nous n’avons pas été super actifs pour l’y aider, les saignements irréguliers n’aidant pas vraiment non plus. Je ne prends aucune contraception et n’ai pas l’intention d’en reprendre, avec l’espoir que peut-être… J’ai refait des tests de grossesse, mais sans y croire vraiment, presque un peu pour « faire comme si », en sachant bien que les chances étaient pour ainsi dire nulles. Nous sommes heureux tous les trois, tout va bien, un bel équilibre s’est installé, je suis très satisfaite de travailler à 60%, moi qui n’était pas sûre du tout de le vouloir. J’aime d’autant plus mes journées avec mini-myrtilles et je peux dire avec certitude que je ne serais pas faite pour rester au foyer. J’ai beaucoup de respect et d’admiration d’ailleurs pour celles (et ceux ?) qui le font, car même si j’ai un travail très prenant, c’est du gâteau à côté de la  vie de maman (alias chef d’entreprise !). Tout cela pour dire que je me sens un peu entre deux eaux, pas prête à faire complètement le deuil d’une nouvelle grossesse et surtout d’un petit frère ou d’une petite soeur pour mini-myrtilles (donc pas prête au stérilet) et en même temps,  je vois bien que mon corps ne collabore plus vraiment, que le temps passe. J’envie les femmes enceintes, mais ne suis prête à aucun traitement. Bref, je crois au miracle. Miracle qui m’enlèverait la responsabilité du choix.  J’avoue aussi que j’ai envie que mon corps « décide » quelque part s’il peut supporter une nouvelle grossesse ou pas, car une 2ème grossesse comme la première me fait très peur.

Ca n’a rien à voir et en même temps, un peu quand même, mais j’ai perdu en l’espace de 3 mois mes deux grands-parents qui me restaient encore, à l’âge très respectable de 101 et 100 ans. Pour mon grand-père, parti le premier, je suis allée à la cérémonie, mais pour ma grand-mère, nous sommes allés près de chez nous dans une église allumer une bougie pour être en pensée avec ceux de notre famille qui ont pu faire le déplacement (car mes grands-parents vivaient à l’étranger).

Lors de ces deux moments de prise de congé, j’ai eu, je ne sais d’où, un flash qu’il fallait que nous essayions d’avoir un deuxième enfant. Je ne suis pas spécialement croyante ou pratiquante (et je n’entends personne qui me parle…), mais à ce moment-là, c’était un peu comme une évidence et une porte qui s’ouvrait parmi toutes mes interrogations et questionnements (la maternité n’a rien changé à ce niveau-là!).

Et alors… nous avons voulu reprendre rendez-vous avec la Dresse Optimiste, mais elle n’était plus là. Premier moment de déception passé, on m’a renvoyé à sa remplaçante, la Dresse….Choux (elle ne s’appelle pas Choux, mais c’est la traduction de son nom dans ma langue maternelle). Les garçons naissent dans les choux, n’est-ce pas ?ça m’a bien fait sourire.

Nous l’avons vue il y a quelques jours, pour faire le point, sachant que nous ne voulons pas de FIV. On verra donc quelles sont nos possibilités pour monitorage de l’ovulation et pour IAC éventuellement, sachant qu’on se donne  jusqu’à la fin de l’année. Et que l’assurance refusera probablement de payer, vu que j’ai plus de 40 ans.

De toute façon, je pense qu’il faut surtout tomber sur un (sans doute très rare) ovocyte de bonne qualité,  donc à 41 ans, les chances de grossesse sont faibles, soyons réalistes. Et encore faut-il que ça tienne.

Mais je ne me sens pas de ne pas essayer, alors…

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