S’il n’y avait pas la grossesse….

… je n’hésiterais pas une seconde à essayer d’avoir un 2ème bébé. Dans un monde parfait où je n’aurais pas 40 ans (oui, depuis quelques jours, le cap est franchi!), et surtout, sans mes antécédents. Même si, quand on y pense, malgré 3 fausses-couches, nous restons avec la naissance de mini-myrtilles dans ces fameuses deux années que l’on « accorde » généreusement aux couples avant d’investiguer. Nous nous considérons comme extrêmement chanceux de ne pas avoir dû passer par des traitements lourds physiquement et psychologiquement. Mais trois fausses-couches, trois pertes, ça laisse des traces aussi, tout comme une grossesse compliquée. Les petites voix optimistes (et mon gynécologue) me disent que la preuve est là et que ça peut marcher. D’autres m’incitent à la prudence, voire même à ne pas tenter le diable (du genre, tu as eu de la chance que tout se passe bien, ne pousse pas le bouchon…).

Je n’ai pas repris de contraception pour le moment, et je n’ai pas encore eu mon retour de couches. Je suppose que ça va arriver avec la diminution du nombre de tétées quand je recommencerai à travailler. J’avoue que je suis contente de ne pas savoir où j’en suis dans mon cycle, j’ai pris tellement l’habitude de repérer l’ovulation, de compter les jours, que je pense que je pourrais assez facilement retomber là-dedans. Retrouver un peu de spontanéité fait du bien, beaucoup de bien.

Cependant, nous avons tous les deux des frères et soeurs, et le désir que mini-myrtilles puisse elle-aussi connaître cela. Donc, ce qui est évident, c’est que nous ne pouvons pas attendre trop longtemps. A 40 ans, je ne me considère pas comme une maman âgée. Je ne sais pas quelles sont les réflexions d’une femme de 30 ans qui devient maman, mais en ce qui me concerne, je me prends malgré tout à espérer que nous serons encore en forme et en bonne santé quand elle sera plus grande, pour pouvoir faire plein d’activités, de voyages, avec elle. Si j’avais quelques années de moins, peut-être que cela me semblerait une évidence.

Physiquement et psychologiquement, je vais bien, j’ai toujours un fond de fatigue sans doute dû à l’allaitement à ce qu’on m’a dit, mais rien de dramatique et largement compensé par le bonheur et la détente qu’apportent les tétées. Aujourd’hui, je profite pleinement de mon congé, des moments avec ma fille et le temps passe beaucoup trop vite. Je pense avec regret à la reprise du travail qui s’approche à grands pas, au fait que je vais devoir la laisser 3 jours par semaine, 3 jours ENTIERS, moi qui ne l’ai jamais laissée plus de 5 heures. La séparation sera difficile, très difficile, sans doute davantage pour moi que pour elle, car je vois bien qu’elle apprécie lorsqu’il y a d’autres enfants. C’est ce qui me console, d’ailleurs, de me dire que ce sera positif pour elle. Mais pour le moment, quand je pense au fait de la laisser à la maman de jour, c’est un peu comme si je devais sortir mon coeur de ma poitrine…

ET pour revenir à la question de départ.. je ne sais pas comment ce serait avec un deuxième bébé. Est-ce que je veux prendre le risque d’une deuxième grossesse alitée? est-ce que je veux repasser par les mêmes angoisses, de compter les semaines, de traquer les symptômes, les tiraillements ? Bien sûr, quand je la regarde, c’est oublié et fondamentalement, si je n’écoutais pas mes peurs, je recommencerais demain (enfin, toujours dans le monde parfait où ça marcherait… !).

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6 commentaires pour S’il n’y avait pas la grossesse….

  1. j’ai 30 ans et pour te rassurer je me pose les memes questions…. tout ca parce que jeunette, je me voyais maman jeune (genre 23 24 ans) car je suis née avec une maman de 20 ans et je n’en ai jamais souffert bien au contraire et j’aurais voulu cette configuration aussi pour mon enfant… Alors même si je ne suis pas vieille on a mis 5 ans… et repartir pour 5 ans cela veut dire 35 ans…Toujours pas vieux mais loin de mon rêve initial (qu’es ce qu’on est con de rêver…)…Je ne prends pas de contraception et espère sans l’avouer un bébé miracle (genre les opk sont partis à la naissance…) ; mais l’allaitement terminé depuis 5 semaines et le non retour de couches me laissent à penser que la grossesse n’a rien changé à mon pb d’opk…c’est compliqué… on a un enfant et pourtant la pma est tjoujours bien là à nous torturer… cependant un seul mot : PROFITER DE L’enfant que l’on tient au creux de nous…

  2. dit :

    j’ai 30 ans et me pose à peu près les mêmes questions…pas envie de reprendre la pilule, j’ai déjà eu bien assez d’hormones comme ça… et puis on a mis 3 ans pour avoir notre puce, alors si ça reprend autant de temps pour bébé 2 ( et l’absence de retour de couche, alors que je n’allaite pas en +, me fait dire que les OPK sont toujours là…), ça m’emmène à 33/34 ans… et en même temps, on l’a attendue, cette petite minette, et j’ai envie de profiter de cette nouvelle vie à 3, de la voir grandir, d’être là pour elle. Par contre, même si ma grossesse a été plutôt angoissante, je suis très très nostalgique, et je ne peux pas imaginer ne pas revivre cette aventure un jour… au moins 1 fois… voire 2, soyons fous !

    Bises, profite bien de ta puce!

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