Etre maman

Que celles qui me liraient en n’étant pas (encore) mères me pardonnent, ceci est un billet un peu fourre-tout sur la maternité, du moins certains de ses aspects, sur le fait d’être maman. Des émotions, sentiments, dont je voulais garder une trace écrite, un moyen aussi de mettre des mots sur ce qui m’habite parfois.

Quand mes enfants étaient tout petits, quand ils avaient surtout besoin de ma présence, que je les berce (même si aucun des deux ne s’est jamais vraiment endormi dans mes bras), que je les câline, que je les nourrisse, je n’avais pas trop de doutes sur ma capacité à remplir mon rôle de maman.Oui, les pleurs, c’est difficile, la fatigue aussi, mais je me sentais à la hauteur.

Quand ils ont grandi un peu et qu’est venu le moment de commencer à leur apprendre certaines choses, petit à petit, par le jeu essentiellement, mais qu’ils me considéraient encore comme une presque divinité omnisciente, omnipotente et omniprésente (oui, oui, il faut se leurrer, parfois…),  je n’avais pas trop de doutes non plus.

Aujourd’hui, le cadet de presque 8 mois est encore dans ces besoins-là, mais je vois déjà poindre ses envies d’indépendance et son intérêt pour le monde qui l’entoure (comprenez : il regarde les autres plus qu’il ne me regarde, ce qui est bien normal, mais quand même, mon dernier bébé, s’il te plaît, ne grandis pas trop vite non plus !).

L’aînée par contre, même si je la sens tiraillée entre l’envie de rester un bébé et celle d’être grande, me pousse régulièrement dans mes retranchements. Même si j’ai lu quantité de bouquins sur la parentalité, notamment l’éducation respectueuse, qui me parle beaucoup mais que je me sens parfois bien incapable d’appliquer correctement, chaque jour je suis confrontée à mes pires défauts, aux côtés de mon caractère que je connais mais ne veux pas voir et suis en mesure d’éviter ou de contourner dans mes autres rôles que celui de maman.

Moi qui me suis juré de ne pas reproduire les attitudes de ma propre mère, dont j’ai pu souffrir étant enfant, voilà que je me surprends à avoir parfois les mêmes réactions. Cela me permet d’avoir un peu plus de compréhension pour elle, mais tout de même, comment un petit être de moins de 3 ans peut-il avoir ce pouvoir-là ?

Je parle de choses toutes bêtes : l’impatience par exemple, mon plus grand défaut sans doute. Le besoin de contrôler, de comprendre. Et aussi le désarroi face à l’impuissance, celle ne pas pouvoir panser toutes les plaies d’un petit enfant. Celle ne pas avoir de solution à certains pleurs ou alors une solution qui entraînera aussi une frustration. Frustration de ma fille constatant que je ne peux/veux pas répondre à tous ses besoins, la mienne car je sais que certaines frustrations sont inévitables et nécessaires mais me trouver dans ce rôle m’est parfois pénible.

Nous savons toutes et tous que nos enfants ne nous appartiennent pas. Que nous sommes là pour les accompagner vers l’autonomie, de la façon qui leur permettra au mieux d’exprimer qui ils sont. Tout cela en leur enseignant des règles de vie, en leur donnant confiance, en leur faisant confiance, aussi, même quand on aurait juste envie de les retenir encore un peu. Mais ça, c’est en théorie. En théorie, tout est facile.

Dans la réalité, je trouve pour ma part que chaque jour m’en apprend un peu plus sur moi, sur mon rapport à l’éducation, sur ce qui a fait que je suis la maman que je suis, qui n’est pas toujours la maman que je voudrais être. C’est une grande démarche de développement personnel que celle dans laquelle nous entraîne un enfant. Ou alors, peut-être que c’est uniquement moi qui le vis ainsi…

Chez moi, il y a passablement d’ambivalence par rapport au rôle de maman, je m’explique:

  • A la fois, j’aimerais profiter un maximum d’eux, mais j’ai aussi un besoin important de temps pour moi. Mon travail, c’est un peu mon temps libre. Celui où je peux manger tranquillement à midi en lisant le journal, boire un thé encore chaud, sans devoir essuyer l’eau renversée, changer une couche, accompagner aux toilettes, lire une histoire, goûter une soupe aux légumes à base de legos, répondre au 957ème « pourquoi » et c’est seulement midi…etc. J’admire les mamans qui sont à la maison tous les jours. Je ne crois pas que je serais épanouie ainsi, mais ce n’est pas sans culpabilité que je le dis.
  • Certains jours, quand j’ai l’impression que tous les deux n’ont fait que me réclamer à tour de rôle, et qu’il m’a semblé avoir toujours un temps de retard, donc pleurs de tous les côtés, j’ai juste envie de pleurer aussi un bon coup le soir. Ces soirs-là, ou du moins ceux où ça a été particulièrement difficile par exemple parce qu’il pleuvait et qu’il était difficile de sortir se défouler, combinés avec un syndrome prémenstruel, bref, le pire du pire, je me dis qu’en fait la nature voulait peut-être me faire comprendre que la maternité n’était pas pour moi lors de mes fausses-couches à répétition… Avec ma tendance à noircir encore le tableau, je me dis que mes enfants n’ont vraiment pas de chance d’avoir une maman comme moi ! Gérer les pleurs d’un nourrisson qui a faim ou mal ou sommeil ou juste besoin de pleurer, c’était simple, finalement. Pourquoi est-ce si difficile de gérer et surtout accepter avec empathie les pleurs d’un petit enfant qui grandit ? Considérer que, comme avant, cela fait partie de sa façon de s’exprimer et que petit à petit, avec mon aide, il arrivera à mettre des mots sur ses émotions et sentiments. Non, je n’y arrive pas toujours. Parfois, cela m’énerve, quand j’ai l’impression d’avoir tout essayé, quand je me sens impuissante. Et encore, si ce sont des pleurs de tristesse, de fatigue, ça va. Je peux juste la prendre dans les bras, être là. Quand ce sont des pleurs de frustration, de colère, dirigés contre moi, c’est plus dur. Vous gérez comment, vous ?
  • Je vis par moments difficilement le manque de temps pour le couple et pour moi, pour faire du sport, notamment. Monsieur Myrtilles ayant des horaires parfois de nuit ou le week-end et nos familles n’étant que peu disponibles car vivant loin de chez nous ou trop âgés déjà pour gérer deux enfants, ce n’est pas simple de m’organiser même juste pour faire un peu de course à pied pendant 45 minutes ou alors, pour se faire un resto les deux. J’envisage de trouver une babysitter qui pourrait venir une fois par semaine dès la rentrée, mais là-aussi, je culpabilise car laisser mes bébés à une inconnue, juste égoïstement, dur dur.

Bref, voilà mes pensées que je ne livre que rarement.

Sinon, tout ce petit monde va très bien, le myrtillon est un (forcément) magnifique bébé souriant, charmeur, curieux, qui dévore ses purées, qui a deux dents, qui se retourne presque mais est encore coincé par un bras, mais qui sinon bouge et attrape tout ce qu’il peut. Il est en adoration devant sa soeur, c’est elle qui a droit à ses plus grands éclats de rire et elle aime s’occuper de lui (tant qu’il ne prend pas ses jouets…). Il grandit tellement vite, j’ai l’impression de ne rien voir passer ! Son regard et son sourire, ses bourrelets, me font complètement fondre. Son impatience quand il comprend qu’il va avoir à manger. Son rire. Mon petit gars. Mon 2ème miracle.

Mini-Myrtille est une petite fille qui parle tout le temps, qui s’occupe de son petit frère et de son bébé à elle (même qu’elle l’allaite! 🙂 )  C’est une petite (grande) fille qui veut tout faire seule et tout à coup veut être bercée comme un bébé. Qui a tout à coup eu le déclic pour l’usage des toilettes, propre de jour comme de nuit (j’ai tenté l’achat des culottes « reine des neige », dont je lui ai dit qu’elles étaient pour elle et que le jour où elle ne voudrait plus les pampers, il fallait qu’elle me le dise et qu’elle pourrait avoir les culottes… je n’y croyais pas trop, mais elle a visiblement enregistré et 3-4 semaines après, elle m’a dit qu’elle ne voulait plus de pampers et c’était bon…). Qui a en ce moment des peurs (du vent, du chat, des oiseaux qui chantent et pourraient rentrer dans la maison) mais qui me dit tous les jours qu’elle se réjouit d’aller à l’école (dans deux ans). Qui n’aime pas le bruit, qui adore les colliers et bijoux, les sacs, les chaussures… une fille, quoi. Qui aime les vacances, quand nous sommes tous les 4, et qui était triste d’en voir la fin, comme nous, d’ailleurs, même si nous sommes restés par ici. Qui adore le moment de l’histoire du soir, où j’invente quelque chose à partir d’une image qu’elle choisit dans un livre et où on se met toutes les deux dans un tipi que je lui ai fait dans sa chambre. Elle se couche tout contre moi, prend son pouce, et écoute, puis m’interrompt, demande une précision, a besoin de tout comprendre. C’est le moment où je peux l’écouter vraiment, avec toute mon attention, la regarder, ancrer dans ma mémoire cette petite fille, ma petite fille, mon premier bébé.

 

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Hier soir, j’ai pu m’épiler les jambes !

Euh, oui, super intéressant, me direz-vous, mais en fait, que j’aie pu m’épiler les jambes sous-entend tout un tas d’autres choses :

Premièrement, et non des moindres, cela veut dire que le moindre moment non dévolu aux enfants n’est plus consacré essentiellement à dormir ou faire une sieste. S’épiler les jambes, 10 semaines après l’accouchement, c’est du boulot. ça donne le sentiment d’avoir accompli quelque chose (disons, autre chose que bercer, nourrir, moucher un nez, changer un lange, enfin, vous voyez, quoi…).

Cela sous-entend que le myrtillon allonge petit à petit ses nuits, à ce stade, il peut tenir 7h sans manger, soit environ de 21h à 4h du matin. Au contrôle des 2 mois, il pesait 4.4kg et mesurait 54 cm. Soit 2kg depuis la naissance et 6cm. Pour moi qui n’avait pour seul objectif ou presque que de lui coller le sein à la bouche pour le nourrir, culpabilisant quand même quelque part de sa faible prise de poids en fin de grossesse, même si je n’y peut rien), ça vaut tous les levers nocturnes.

Accessoirement, nous avons survécu pendant ces semaines à deux épisodes de gastro ramenés par mini-myrtille (le premier allègrement partagé avec ses parents, je peux vous dire que nous étions tous au tapis), une conjonctivite aussi pour la mini, une bronchite pour moi (qui arrive au bout), tout cela sans que le myrtillon n’en soit affecté, heureusement.

Donc, oui, le fait de pouvoir s’épiler méritait d’être partagé avec vous.

Comme je n’ai pas réussi à terminer ce billet en une fois, les bonnes nouvelles continuent, puisque depuis le 1er mars, soit à presque 12 semaines, le myrtillon passe ses nuits : dernier repas entre 20h30 et 21h, jusqu’au lendemain 6h30 et là, tout devient plus simple quand la fatigue ne s’ajoute pas aux autres choses.

Alors oui, je mentirais si je disais que les jours où je suis seule avec les deux enfants sont de tout repos. Pour l’instant, j’arrive à peu près à faire en sorte que leurs siestes coïncident, ça me fait à peu près 1h-1h30 pour moi où je profite aussi de m’étendre un petit moment, ranger un peu, lessive, etc.

Mini-myrtilles est dans une phase où son sommeil est un peu plus compliqué, elle se réveille plus souvent la nuit, elle pleure parfois sans que l’on comprenne bien ce qu’il se passe, sans doute les premiers cauchemars. Et la journée, elle passe par de beaux moments d’opposition et d’affirmation, il lui arrive par exemple de lancer ses jouets par terre par pur défi (sachant que lancer les jouets, taper, crier sont les 3 choses sur lesquelles il y a tolérance zéro, il faut réussir à être cohérente même avec un myrtillon au sein…). Mais globalement, si j’arrive à lui consacrer du temps rien qu’à elle, elle est adorable la plupart du temps, avec les crises normales à cet âge !

J’ai constitué une réserve d’activités que je sors au fur et à mesure quand je veux être à peu près sûre d’avoir un moment de calme, comme par exemple des pâtes dont j’ai teint la moitié en rose avec un colorant alimentaire, divers récipients et louches, tout cela dans un grand bac et là, elle est occupée un moment. Idem avec un peu d’eau, une partie colorée, là il faut être prêts à avoir de l’eau partout et à changer la bête, mais cela fait office de douche en même temps, on dira !

Ce qui est pratique, c’est qu’elle peut maintenant aller me chercher par exemple un lange si j’en ai besoin, ou d’autres petites choses qu’elle sait où trouver. Elle aime m’aider à faire les repas, et surtout, elle adore avoir du monde à la maison, pour elle, plus on est de fous, plus on rit. Donc j’essaie aussi soit d’aller rendre visite à quelqu’un, soit d’avoir quelqu’un qui vient un moment. Elle aime aussi aller faire les courses (même s’il faut un peu ruser pour éviter les rayons trop tentants pour elle) et quand Monsieur Myrtille est là, et que cela joue avec les horaires du Myrtillon, je sors faire les courses avec la grande.

Voilà donc quelques nouvelles, sans doute un peu en vrac, mais si je veux pouvoir publier un jour ce billet, il faut que je fasse l’impasse sur les grands efforts de style!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Petit Papa Noël…

Petit Papa Noël, le 11.12.15, tu es déjà descendu du ciel nous apporter le plus beau des cadeaux, à 38 SA : notre petit garçon.

Le 10 décembre, j’avais mon contrôle mensuel. Mon médecin a estimé le poids de notre fils à 2.6kg, mais avec une prise de poids qui se ralentissait un peu trop à son goût. Il m’a envoyé l’après-midi même à l’hôpital, pour CTG et dopplers et prendre une décision par rapport à un éventuel déclenchement. Heureusement, tous les examens sont parfaits, mais le bébé est cette fois estimé à 2.4kg. C’est donc une entrée à l’hôpital prévue pour le lendemain matin en vue d’un accouchement provoqué.

C’est assez bizarre, cette sensation, de savoir que l’on va accoucher tel jour. Tout à coup, envie de profiter encore des petits coups que l’on sent, de ces derniers moments de la grossesse. Des regrets aussi que le bébé ne puisse pas décider lui-même de sa venue, mais si son bien-être et sa croissance sont en jeu, il n’y a pas à tergiverser.

Et au final, je peux m’imaginer qu’il n’aurait peut-être plus trop tardé non plus, car le 11 décembre au matin, lorsque l’on m’a contrôlé le col, il était ouvert à 2 et donc j’ai pu aller directement en salle d’accouchement, où l’on m’a posé une perfusion d’ocytocine. A 12h30, j’ai demandé la péridurale, car les contractions, inexistantes au début, sont rapidement devenues fortes et rapprochées.

A 17h08, mini-myrtillon était là. J’ai pu le prendre par la main pour l’aider à sortir complètement, l’avoir sur moi quelques secondes, l’entendre, puis la sage-femme me l’a pris pour l’aider à respirer mieux. Il s’est avéré que pendant sa sortie finalement assez rapide, il avait avalé du liquide et il a eu besoin de 24h de CPAP.

Par ailleurs, comme j’étais positive aux streptococoques B, il a tout de suite reçu des antibiotiques et tout cela, combiné à son poids de 2.3kg au final, a entraîné un passage en néonatologie. Mais j’ai malgré tout pu démarrer l’allaitement normalement et son évolution a vite été bonne. Il mange comme un glouton (le pauvre, il doit rattraper un manque, je suppose…manque dont on ignore complètement la cause, l’hypothèse étant que je fais sans doute de petits bébés, simplement…)

Aujourd’hui, il devrait finalement me rejoindre à la maternité !

Sa soeur l’a déjà vu plusieurs fois, elle sait qu’elle a un petit frère, son nom, elle lui a offert un doudou et je crois qu’elle attend impatiemment notre retour (ou est-ce le cadeau que va apporter le petit frère ?).

Dans quelques jours, c’est Noël. Mais notre cadeau, nous l’avons déjà !

 

 

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Un joli moment de partage

Aujourd’hui, nous sommes à 37 SA ! objectif atteint ! Cela fait deux semaines que j’ai pu arrêter les médicaments, et pour le moment, c’est relativement calme côté contractions (tant que je n’abuse pas de la station debout). Mon prochain contrôle est dans 5 jours.

Ma valise est prête, les différentes solutions de garde pour la mini selon le moment où tout se mettra en route plus ou moins organisées.

Hier soir, je jouais avec la mini, sur le tapis, et le bébé s’est mis à bouger beaucoup en l’entendant (ce qui arrive régulièrement). On pouvait voir mon ventre onduler. La mini sait maintenant qu’il y a un bébé dans le ventre, mais nous avons peu abordé cela avec elle : disons que nous lui avons expliqué, qu’elle sait que le ventre de maman est un endroit où il faut faire attention. Mais sinon, rien de particulier.

Je lui ai demandé si elle voulait dire bonjour au bébé : elle a dit que oui et je lui ai pris la main et l’ai posée sur mon ventre. Elle a senti les petites vagues et m’a regardé l’air tout émerveillé, en disant « il a bougé ». Le papa est venu aussi et m’a fait un bisou sur le ventre et la mini a fait la même chose. Depuis, elle regarde parfois mon ventre en disant qu’il bouge.

C’était un magnifique moment, pour toujours dans mon coeur. Le premier à 4.

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Défi coloré

J’ai vu à traver le dernier billet de Kaymet que Carotte (que je ne connaissais pas mais dont j’ai du coup fait la connaissance indirecte) avait lancé un défi coloré de partage d’œuvres qui nous touchent particulièrement et j’ai eu envie de participer.

Je ne suis pas une grande visiteuse de musées, mais cela m’arrive quand même, il y a de belles expositions près de chez moi par chance. J’étais notamment allée à celle de Renoir il y a environ une année, avec la mini d’ailleurs, dans sa poussette. J’avais beaucoup aimé ce tableau-ci : baigneuse s’essuyant le genou.

Je trouve qu’il s’en dégage beaucoup de douceur, de volupté et pourtant je n’ai jamais été particulièrement intéressée ni par les portraits en général, ni par les nus. Mais celui-là, je l’ai retenu.

Ensuite, les Chérubins, de Raphaël. Une reproduction de ce tableau était affichée dans une pièce où j’ai passé 1 jour par semaine durant 2 ans pendant mes études. Je crois que le regard pensif et rêveur des anges avait un effet apaisant sur moi.

Pissarro  :

Je l’ai découvert en fait à travers une enseignante d’allemand, qui nous faisait choisir des tableaux et les décrire en allemand. Cela changeait des traditionnelles leçons rébarbatives et cela nous a fait découvrir plein d’artistes. J’aime beaucoup la luminosité dans ce tableau, au-dessus des collines, typique d’un jour de neige, à mon avis.

Hokusai :

Je ne connais pas bien la peinture japonaise, et c’est le peintre que j’ai découvert et dont j’apprécie les œuvres, notamment celle-ci, La grande vague de Kanagawa.

Dans un tout autre registre, Matisse, avec ce tableau coloré:

Un illustrateur dont j’admire la finesse du coup de crayon : John Howe (illustrateur du Seigneur des Anneaux).

Et pour terminer, un peintre – écrivain de mon pays, la Suisse, Etienne Delessert, qui a notamment inventé le joli personnage de livres pour enfant, Yok-Yok :

Je suis très contente d’avoir participé à cette belle idée de partager nos coups de cœurs artistiques, cela m’a occupé d’une façon différente, intéressante et j’ai redécouvert des œuvres auxquelles je ne pensais plus !

 

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Nouvelles

29 SA + 4.

Quelles sont les différences avec la première grossesse ? Je travaille encore. Je ne suis pas alitée. Mais j’ai aussi des contractions, même si moins que la première fois. La différence, c’est aussi qu’il y a une petite puce de 2 ans devant. Et que du coup, je m’écoute moins. Je saurais mardi prochain ce qu’il en est de mon col, s’il a bougé, s’il faut que j’en fasse moins. J’appréhende ce rendez-vous et c’est aussi pour cela que je ne l’ai pas avancé.

J’ai manqué un jour de travail il y a 15 jours en raison de contractions un peu plus rapprochées que d’habitude. J’ai appelé le médecin, qui m’a réduit mon temps de travail, donc plus que des demi-journées. Je ne fais plus de promenades avec la mini, ce qui est frustrant pour toutes les deux et je ne sais pas si c’est la gestion de ma propre frustration ou de la sienne qui est la plus compliquée. Je ne sais même pas si c’est le bon terme à utiliser. C’est un mélange de peurs de la menace d’accouchement prématuré, d’impuissance face aux demandes de ma fille auxquelles je ne peux momentanément pas répondre comme je le voudrais, d’énervement contre moi-même car je me sens moins patiente alors que je sais bien qu’elle n’y peut rien. Bref, comment s’auto-flageller…

31 SA + 4

J’ai eu mon contrôle il y a une semaine (30 SA + 3). « Madame, votre col est à 21mm, demain je vous hospitalise 24h pour la maturation pulmonaire du bébé, ça va pour vous ? Et bien sûr, vous arrêtez de travailler et vous vous reposez ». Je craignais cela, comme je l’ai dit avant. Nous avons donc rapidement pu nous organiser avec ma belle-mère pour la garde de la puce et le lendemain à 9h, je suis entrée à l’hôpital, ressortie le lendemain à 17h après 2 piqûres de cortisone pour les poumons de Mini2.

Depuis, en gros, je me lève le matin, je prépare la puce, je déjeune avec elle, je l’amène à la crèche ou chez la nounou, selon le jour. Ensuite, je canape. Je fais de petites choses pour la maison (lessive, ranger un peu, faire le repas), je vais chercher le courrier histoire de m’aérer un peu. Je recanape. Le soir, je vais chercher la puce entre entre 17h et 17h30 et je m’en occupe jusqu’au retour de mon mari (entre 19h et 19h30), parfois je la couche quand il travaille la nuit.

Je ne fais pas de courses (ou juste acheter du pain ou quelque chose en vitesse), je ne fais pas le ménage (nous avons quelqu’un qui nous aide momentanément). Si je joue avec la mini, je le fais soit couchée sur le tapis et on joue avec ses jouets, soit assise (activités pâte à modeler, dessin, etc). Elle sait que je ne peux plus la porter (sauf pour la mettre dans la voiture), et que les promenades, c’est avec son papa. On s’invente d’autre jeux, des moments de lecture dans son lit, je crois qu’elle apprécie aussi. Moins dans le faire, plus dans l’être ensemble, tout simplement. J’en ai besoin, la sentir, la respirer, la regarder, c’est ce qui me donne de l’énergie et qui me fait mettre de côté ma frustration et mes inquiétudes.

Aujourd’hui, j’ai été l’amener chez une amie, qui a deux filles de 8 et 10 ans qui adorent jouer avec elle. Je suis restée discuter un petit moment et je disais juste à cette amie que j’espérais au moins pouvoir aller encore chez le coiffeur (j’ai les cheveux courts et au bout d’un moment, ce n’est plus vraiment une coupe, mais je conviens que c’est très futile comme préoccupation… par contre c’est important pour le moral je trouve !). Et je lui disais que je n’osais pas pour le moment. Car il faut prendre la voiture, marcher un peu, puis rester assise, bref, je pourrais, mais…

Eh bien, sa réaction a été : « mais tu peux quand même aller chez le coiffeur, qu’est-ce que ça va changer, tu ne crois pas que tu exagères ? ».

Et depuis, je me demande. Est-ce que j’exagère ? A l’hôpital, on m’a conseillé de rester au moins 2-3h allongée le matin et pareil l’après-midi. Qu’est-ce que d’autres ont eu comme consigne dans ce cas ? Au fond, cela m’est égal, je sais que j’ai fait le maximum à l’époque pour la puce et ça a payé. J’espère être en mesure de faire pareil pour mini2, je prends cette responsabilité très à coeur et en fait, cela me blesse quand cela n’est pas reconnu.

Donc on verra bien. J’ai à nouveau RV le 3 novembre, de toute façon, le col aura le dernier mot !

Une pensée particulière pour les autres canapettes !

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Un seul…

Je ne vais pas tourner autour du pot, je ne sais de toute façon pas vraiment comment le dire ici, j’en suis presque gênée et en même temps si heureuse et j’espère que cela sera un message d’espoir pour d’autres : je suis enceinte de 17SA. Je sais que plusieurs se posent la question d’une 2ème grossesse, je sais que d’autres attendent toujours UNE grossesse et même si aucun parcours ne se ressemble, mon seul but aujourd’hui, c’est de partager une nouvelle fois notre expérience.

Il suffisait d’un seul ovocyte, et nous avons eu la chance immense de tomber sur celui-là. Contre tous les pronostics, les statistiques, à 41 ans et avec un AMH considéré comme indétectable. Avec un cycle de stimulation, puis déclenchement de l’ovulation.

Et un test positif. Pas de saignements cette fois, une clarté nucale normale, et le tritest sans souci.

Un bébé qui bouge beaucoup, qui a l’air en pleine forme.

Moi qui suis relativement sereine cette fois-ci. Je n’ai pas les mêmes sensations de devoir dès le départ faire très attention. La dernière fois, très tôt, il me semblait toujours que la mini était tellement bas, qu’elle allait tomber hors de mon corps. J’avais le ventre qui se contractait très tôt.

Pour le moment, rien de tout cela. On croise les doigts. De toute façon, pour moi c’était clair dès le départ, ce bébé devrait être en mesure de s’accrocher par ses propres moyens, si je peux dire ainsi, car avec une mini de 22 mois, je ne peux pas m’économiser. Je me rends compte que je ne sais pas ce qu’est une grossesse normale et du coup, chaque sensation entraîne des questions, est-ce normal ? est-ce le signe que cela va tourner comme la dernière fois ? mais enfin, pour l’instant, c’est différent, c’est tout ce que je peux dire.

On ne se refait pas, et je sais bien que je ne serai jamais sans angoisses avant une écho, ou en pensant à tout ce qui peut arriver, pendant la grossesse, l’accouchement, après. Comme si d’une certaine façon, je ne me donnais pas le droit de vivre ce bonheur. Comme si à un moment, forcément, il allait falloir passer à la caisse. Est-ce que ça se soigne, ça ?

Ma mini-myrtille va très bien, on essaie de lui dire qu’il y a un bébé dans le ventre de maman, mais même si elle est fascinée par les bébés (pourvu que ça dure encore quelques mois…), ça ne lui parle pas trop, forcément.

Nous comptons refaire l’haptonomie, même Monsieur Myrtilles qu’il avait fallu convaincre la première fois est partant, surtout car la mini est tellement facile niveau sommeil, caractère en général (malgré le fait que « non » actuellement est son mot préféré, c’est de son âge!), il est d’avis qu’il faut faire tout pareil pour le deuxième, juste au cas où !

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ce blog. J’ai toujours du plaisir et de l’intérêt à prendre des nouvelles par ici, mais je ne prends que rarement le temps d’écrire et je ne pense pas que cela va s’améliorer.

Je verrai. Qui sait, peut-être qu’à un moment donné l’envie d’écrire reviendra, ici ou ailleurs. L’envie de vous lire et d’espérer de bonnes nouvelles, elle, reste.

Merci pour le partage, les encouragements, les petits mots, votre présence. Je vous souhaite, quel que soit votre parcours, du bonheur au bout du chemin.

Myrtille

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